Le blog du CHEM

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vendredi 04 mai 2012

L'OGDPC est né : quand marchera-t-il ?

Après l’approbation par arrêté du 29 avril 2012 de la convention constitutive de l’Organisme gestionnaire du DPC (OGDPC), quelles sont les prochaines étapes pour que la structure soit vraiment opérationnelle ? Début de réponse dans le numéro de mai de la lettre de la HAS DPC & Pratiques avec l’interview de Monique Weber, directrice de l’OGDPC, par Jean Brami (HAS).

«  Il faut maintenant qu’une convention de transfert entre OGC et OGDPC soit signée pour que l’organisme soit réellement opérationnel. Je vous annonce que cette convention sera signée au 1er juillet 2012.

"L’OGDPC a pour missions de :

  • gérer le DPC de tous les professionnels libéraux et ceux des centres de santé, depuis leur inscription à un programme jusqu’au financement de l’organisme de DPC et l’indemnisation du professionnel ;
  • enregistrer les organismes de DPC ainsi que les évaluations faites par les commissions scientifiques (CS) de toutes les professions ;
  • contractualiser avec les organismes gestionnaires de formation des médecins salariés (OPCA) ;
  • gérer toutes ses instances (conseil de gestion, comité paritaire et conseil de surveillance) ;
  • assurer le secrétariat des commissions scientifiques ;
  • répartir l’enveloppe financière entre toutes les professions ;
  • déterminer les montants des forfaits d’indemnisation par le biais des sections paritaires ;
  • assurer la promotion du DPC ;
  • contrôler les organismes de DPC ;
  • réaliser un bilan de son activité pour chacune des professions gérées ;
  • adresser tous les ans au ministre en charge de la Santé, un bilan sur l’avancée du DPC par le biais du conseil de surveillance (nombre de professionnels engagés, coût, etc.) ;
  • et surtout accompagner les professionnels de santé et les organismes de formation pour que la transition se passe au mieux. »

Et le financement de l’OGDPC en 2013 ?

« En 2013, l’enveloppe globale sera composée de 3 dotations.

  • La première est une dotation de l’Assurance maladie, déterminée par le directeur de l’Uncam.
  • La deuxième correspond à une contribution de l’industrie pharmaceutique. Elle est fléchée en direction des seuls médecins (libéraux, salariés en centres de santé, hospitaliers). On ne connait pas encore le montant de cette enveloppe.
  • Enfin la troisième dotation émane de l’Etat et sera d’un montant de 2 millions d’euros. »

Lire l'interview complète de Monique Weber

mercredi 02 mai 2012

L'OGC est mort... vive l'OGDPC !

Fin du suspense ! L'arrêté approuvant la convention constitutive de l'organisme gestionnaire du développement professionnel continu (OGDPC) est paru au Journal officiel du 29 avril., date-limite fixée par le décret du 30 décembre 2011 relatif à l'OGDPC... L'OGDPC est constitué, sous forme de groupement d'intérêt public (GIP) pour une durée de dix ans. Sa mission ? "Rationnaliser la gestion administrative et les circuits de financement du DPC ". Il est composé de trois représentants de l'Etat, désignés par le directeur général de la direction générale de l'offre de soins et le directeur de la sécurité sociale, et de trois représentants de l'assurance maladie désignés par le directeur général de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie.

Consulter l'arrêté publié le 29 avril 2012

lundi 30 avril 2012

CSI, scission et unité... de la médecine générale

Sur le site www.egora.fr, la journaliste Catherine Le Borgne résume bien la cacophonie régnant dans le champ de la médecine générale sous le titre : « Trop de pilotes dans l’avion de la MG ». Cacophonie sur fond de conflit se prolongeant depuis plusieurs semaines à propos de la composition de la commission scientifique indépendante (CSI) des médecins. CSI dépendante de qui ? Représentative de quel rapport de forces ? À ce propos, C. Le Borgne précise :
« U-NI-TE ! Alors que la nomination des personnalités désignées par la Fédération des spécialités médicales (FSM) pour siéger à la Commission scientifique indépendante (CSI, l’une des structures pilote du DPC), ne cesse de faire des vagues au sein de la médecine générale, plusieurs voix s’élèvent pour demander plus d’unité dans la spécialité.

En effet, et contrairement à toutes les autres spécialités siégeant à la CSI, la médecine générale n’a pas de Conseil national professionnel (CNP), du fait de la mésentente régnant entre le Collège de la médecine générale (proche de MG France, de la FMF et de sociétés savantes) et le pack constitué par la Csmf et ses associations de formation continue satellites, Acfm et Formunof d’une part, et SML, avec l’AFML d’autre part.

Le pack a d’ores et déjà engagé des discussions avec la FSM pour constituer en son sein le Conseil national professionnel qui fait défaut à la médecine générale. “La composition de ce Conseil National Professionnel de la Médecine Générale devra inclure, comme c’est le cas pour les autres spécialités, l’ensemble de la communauté des médecins généralistes libéraux, salariés et hospitaliers. Chacune de ces formes d’exercice devra être représentée au prorata de son effectif” tiennent à faire savoir Csmf et SML. Or c’est précisément au sujet du nombre de sièges alloués à la médecine générale au sein de la CSI que la brouille s’est cristallisée. »

vendredi 20 avril 2012

Café éthique à Brest, le 26 avril : Le refus du traitement

Dans le cadre du cycle « Vivre l’éthique au quotidien », l’Espace éthique de Bretagne occidentale (EEBO) organise son prochain café éthique

le jeudi 26 avril 2012 de 18h à 20h, à l’hôpital Morvan, à Brest

Lieu précis : salle de staff du service d’ophtalmologie, station de visioconférence. Bâtiment 4, rez-de-chaussée (après les portes coulissantes, à gauche au fond du couloir)

Au programme de cette réunion :

Le refus de traitement . Que dit la loi ? Qu’en savent les gens ? Comment y répondre ?

Avec :

  • Anaëlle LE BAILL, juriste, ancienne stagiaire à l’EEBO
  • Morgane PIRAUD, juriste, coordinatrice administrative de l’EEBO
  • Dr Alexandre SIMON, praticien hospitalier, service de neurochirurgie, CHU de Brest
  • Pr. Jean-Michel BOLES, service de réanimation médicale, CHU de Brest, co-directeur de l’EEBO

Pour en savoir plus…

Initiative éditoriale des jeunes internes toulousains : respect !

À noter et à saluer la parution à Toulouse et sur la Toile de la première revue médicale française réalisée par et pour les étudiants en médecine générale. Son titre ? e-RESPECT : « Revue des Étudiants en Soins Primaires et des Chercheurs Toulousains ».

Le premier numéro, sorti en mars, est disponible gratuitement sur Internet.

Au sommaire, outres des actualités universitaires et professionnelles, de s articles médicaux variés :

  • Suivi de pharmacovigilance du vaccin antigrippal A (H1N1) v 2009 non adjuvanté chez la femme enceinte // Les médecins généralistes dans la prise en charge des patients atteints de la maladie d’Alzheimer
  • des cas cliniques : Je n’aime pas les vaccins // Thyroïde : traiter ou ne pas traiter ?
  • Lecture critique d’article : Traitements anti-hypertenseurs et risque de crise de goutte chez des patients hypertendus: étude cas-témoin

mercredi 18 avril 2012

Prescrire sans proscrire (la visite médicale) ?

Étienne Foisset a soutenu sa thèse de doctorat en médecine (spécialité : médecine générale) le 1er mars 2012 à l’université de Bretagne occidentale (faculté de médecine et des sciences de la santé de Brest). Son intitulé ? « Étude de l’impact de la visite médicale sur la qualité des prescriptions des médecins généralistes bretons ». Une problématique à la fois d’actualité et lourde d’enjeux sur laquelle peu d’études ont été menées en France. Raison de plus pour prendre connaissance de cet excellent travail de recherche, s’appuyant sur une étude transversale par questionnaire soumis à 179 médecins tirés au sort et sur l’analyse (selon 6 critères) de données de prescription extraites des fichiers de l'Assurance maladie.

La conclusion du Dr Foisset est la suivante

"Les prescriptions des médecins sont soumises à de nombreuses influences, la plupart inconscientes. Parmi ces influences, les laboratoires pharmaceutiques occupent une place particulière à la fois parles moyens dont ils disposent, en premier lieu grâce à la visite médicale, et à la fois par la contradiction entre recherche de bénéfices financiers et prise en charge adaptée des patients.

L'information produite par ces laboratoires reflète cette contradiction, et les messages diffusés n'ont pas l'objectivité nécessaire qui permettrait aux médecins d'effectuer des choix optimaux. Cela peut se traduire d'ailleurs dans leurs prescriptions par une augmentation des coûts, une augmentation des volumes, et une diminution de critères qualitatifs. Les médecins n'ont généralement pas conscience de cette influence.

Cette étude montre que les prescriptions des médecins généralistes qui reçoivent plus fréquemment des visiteurs médicaux ont des caractéristiques traduisant des objectifs commerciaux des firmes pharmaceutiques, sans bénéfice pour les patients, les caisses d'assurance maladie, ou la gestion des risques sanitaires.

De plus, les médecins interrogés, qu'ils reçoivent ou non des visiteurs médicaux, estiment ne pas être très influencés par la visite médicale. Le lien statistique n'a pu être établi en raison d'une obligation d'anonymisation, mais ce résultat va dans le même sens que les autres études sur ce sujet, et le mécanisme engendrant ce problème est connu
. Des solutions existent pour essayer de remédier à ce problème, mais pour l'instant, les mesures mises en place semblent être de l'ordre du symbolique."

Consulter la thèse d’Étienne Foisset : « Étude de l’impact de la visite médicale sur la qualité des prescriptions des médecins généralistes bretons ».

mardi 17 avril 2012

DPC des pharmaciens

Avec son numéro d'avril, la ligne éditoriale du mensuel de la Haute Autorité de santé, intitulé "DPC & Pratiques" évolue. Chaque numéro sera dorénavant consacré à une profession. Au tour des pharmaciens ce mois-ci avec, en particulier, la présentation d'un programme de formation sur l'asthme. Du pré-DPC susceptible d'être complété, enrichi pour intégrer une étape formalisée d'analyse des pratiques professionnelles. Un enjeu fort du déploiement du DPC est précisément là : ne pas faire tabula rasa de l'existant mais s'appuyer sur des programmes déjà conçus, en faire des points de dé"part d'une démarche de DPC.

Consulter le numéro d'avril de HAS "DPC & pratiques"_

jeudi 29 mars 2012

DPC mode d'emploi dans le dernier bulletin de l'Ordre des médecins

A défaut d'être en ordre de marche, l'Ordre donne la marche à suivre du DPC dan son bulletin de mars-avril "Médecins"...

Mise au point du Pr Nicodème, président de la section Formation et Compétences médicales au Conseil national de l'Ordre des médecins et deux pages de questions -réponses sur les modalités de satisfaction à l'obligation de DPC, gouvernance, le financement, le rôle de contrôle de l'Ordre...

Deux possibilités :

1- Lire les pages relatives au DPC...

OU

2- Consulter l'ensemble du numéro sur le site de l'Ordre,
au sommaire duquel figure aussi l'article "Le paiement à la performance est-il un jeu de dupes ?", charge violente contre le paiement à la performance (P4P, instauré par la dernière convention médicale) sous forme d'interview de Michel Legmann, président national de l'Ordre, de Jean-Paul Hamon, président de la FMF et de l'économiste Claude Le Pen qui tente de jouer les modérateurs..
Ainsi que la presse professionnelle s'en fait l'écho aujourd'hui, cet entretien est suivi d'échanges de noms d'oiseaux entre la CSMF et le SML (partisans du P4P) d'une part, l'Ordre et la FMC d'autre part...

A noter qu'un nouveau mode de rémunération sur objectifs (sur le modèle du P4P ) vient d'être introduit dans la nouvelle convention entre l'assurance maladie et les syndicats de pharmaciens, au terme d'un dernier round de négociations qui se sont conclues à l'aube, ce jeudi 29 mars.

mardi 27 mars 2012

DPC : union sacrée ou sacrée désunion ?

Rappelez-vous l’objectif initial du DPC (développement professionnel continu) formulé en 2009 dans la loi Hôpital, patients, santé et territoires : unifier et simplifier les démarches de FMC et d’EPP, regrouper et fédérer la ville et l’hôpital, les médecins et autres professions de santé, les différents modes d’exercice (libéral, hospitalier, salarié) autour d’une même démarche qualité permanente.

Lors de sa communication en conseil de ministres, le 21 mars dernier, Xavier Bertrand insistait encore sur les vertus du dispositif : permettre aux professionnels de santé de « mener ensemble, en dépassant les clivages habituels (entre ville et hôpital, entre médecins et paramédicaux), des formations et analyses de pratiques professionnelles."

Après avoir tant tardé à se mettre en place sur le plan réglementaire (publication des 1ers décrets le 1er janvier 2012), un coup d’accélérateur a provoqué un coup de colère et révélé au grand jour des conflits entre différents acteurs du scénario… À l’origine, la publication au Journal officiel de la composition de la commission scientifique indépendante (CSI) des médecins le jour même du conseil des ministres. La polémique qui s’ensuit vient s’ajouter et envenimer les nombreuses inquiétudes exprimées (et cette fois unanimement !) quant au financement du dispositif de DPC et à la pérennité des organismes agréés.

Le brouhaha actuel concerne donc le processus de nomination des représentants de la médecine générale à la commission scientifique indépendante (CSI) (lire article publié le 22 mars sur ce blog). Pierre-Louis Druais qui préside le Collège de la médecine générale, fait remarquer que la médecine générale sera la seule discipline à ne comporter aucun professeur titulaire en médecine générale parmi les membres titulaires de la CSI. Côté syndicats, le Collège est soutenu par MG France et par la FMF qui ont l’un et l’autre publié un communiqué de soutien. A l’opposé, dans un communiqué commun, l’UNOF et le SML se félicitent de l’arrêté de nomination, se réjouissant notamment que « la médecine générale sort de son isolement pour rejoindre les autres spécialités ».

Commission scientifique (in)dépendante ?

C’est tout ? Eh non ! Le Quotidien du médecin du 27 mars, sous la plume de Christophe Gattuso, cite Alain Beaupin, ancien président du Conseil national de FMC des médecins salariés, qui s’étonne de la précipitation de ces nominations ! « J’ai été nommé à la CSI comme mes collègues… sans que quiconque nous ait demandé nos éventuels liens d’intérêts. » Déclaration surprenante quand on sait à quel point les décrets relatifs aux futures CSI, publiés le 11 janvier 2012, insistait sur cette exigence éthique.

Précipitation manifeste… L’arrêté portant nomination publiée le 21 mars a été l’objet quelques jours plus tard (Journal officiel du 3-4 mars) de deux arrêtés rectificatifs… pas moins de sept « coquilles » s’étant glissées dans le texte initial…

Prochaine étape ?

Pas étonnant que dans ce climat des associations et syndicats réclament la prorogation de la formation professionnelle conventionnelle (FPC) en 2013.

Pour en savoir (peut-être pas) plus…

DPC mode d'emploi : réponse à vos principales questions

Dans la période d'incertitude que nous traversons, l'organisme gestionnaire conventionnel (l'OGC qui devrait devenir avant le 30 avril 2012 l'organisme gestionnaire du développement professionnel continu) s'efforce néanmoins d'informer de manière précise et accessible sur ce que recouvre concrètement pour les professionnels de santé l'obligation de DPC en 2012, puis en 2013. Des efforts louables qui méritent d'être salués !

Le service communication de l'OGC a ainsi élaboré une FAQ, un ensemble de questions-réponses que vous pouvez consulter en cliquant ICI

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