Le blog du CHEM

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jeudi 20 mai 2010

Conférence-débat à Brest : Recherche sur l'embryon et aide médicale à la procréation : qu'attendre de la révision de la loi de bioéthique ?

L’espace éthique de Bretagne occidentale organise une conférence-débat grand public
mardi 25 mai 2010, de 18 h à 20 h 30
au grand amphithéâtre n° 1- faculté de médecine et des sciences de la santé de Brest (Avenue Camille Desmoulins)

Intervenants :

  • Pr Ph. Merviel, professeur de gynécologie, obstétrique et médecine de la reproduction (CHU d'Amiens), membre du conseil d'orientation de l'Agence de la Biomédecine
  • Mme A. LOUIS-PECHA, maître de conférences en droit privé, Université de Bretagne Occidentale, Brest
  • Dr. V. AMICE, responsable de la biologie de la reproduction et de l’aide médicale à la procréation (CHU Brest)

La législation française encadrant les pratiques biomédicales, adoptée en 1994, puis revue en 2004, doit faire l’objet d’une nouvelle révision en 2010. Il est question d'en faire une loi fondatrice, dont seuls certains points seraient modifiés, à la demande des instances et en fonction de l'évolution scientifique et sociétale.

La loi de bioéthique de 2004 comportait quatre volets principaux : la greffe, l'embryologie humaine, incluant la recherche sur l'embryon, la génétique humaine, et en particulier les diagnostics prénatal ou préimplantatoire qu’elle permet de poser, et l’assistance médicale à la procréation.

Comme celle de 1994, elle imposait elle-même sa révision dans les cinq ans. Illustration d’une méthode législative qui tend à se généraliser dans ces domaines, le processus de révision a été précédé par de nombreux débats citoyens diligentés à l’initiative de l'Etat en 2009.

Les exposés et la discussion avec la salle essaieront d’éclairer les enjeux éthiques de certaines des questions soulevées, dans le domaine de la reproduction.

  • Comment encadrer la recherche sur l'embryon humain ?

Une protection légale de l'embryon, in utero, in vitro et sans projet parental, est évoquée (l'embryon humain n'a pas de statut juridique, il n'est ni chose ni être humain dans la législation).

  • Le fonctionnement de la recherche sur l'embryon doit-il rester sous un régime dérogatoire?
  • Quelles limites fixer à l'utilisation des données génétiques dans le cadre du diagnostic anténatal ?
  • Est-il envisageable d’étendre les indications du diagnostic pré-implantatoire ? Qu’induisent dans notre société les pratiques de dépistage anténatal qui tendent à se développer ? Peut-on parler de risque d’eugénisme déguisé ?
  • Les conditions de mise en œuvre de l’assistance médicale à la procréation doivent-elles être assouplies et peuvent-elles être améliorées ?
  • Comment le législateur doit-il appréhender les revendications de plus en plus pressantes d’un droit à l’enfant ? Est-il légitime de restreindre l’accès à l’AMP dans le souci de l’intérêt de l’enfant à naître et quelles doivent en être les conditions ? Comment améliorer la prévention de l’infertilité et l’efficacité de l’AMP ?

La conférence-débat essaiera de montrer comment la réflexion éthique de la société, qui inspire le législateur doit aussi, bien au-delà, imprégner les pratiques quotidiennes des professionnels.

mardi 04 mai 2010

La Ministre, la FSM et le DPC

Pour la mise en oeuvre du dispositif de développement professionnel continu, Roselyne Bachelot entend s'appuyer sur le Fédération des spécialités médicales (FSM) présidée par le Pr Olivier Goëau-Brissonnière. C'est ce que la ministre a souligné vendredi dernier, 30 avril, lors d'une journée de la FSM consacrée au DPC. Au passage la FMC se voit doter d'un budget d'1,5 million d'euros.

Pour en savoir plus

jeudi 29 avril 2010

Il n'y a pas à se DéPéCer avant le 1er janvier 2012 !

Sauf coup de théâtre ou nouvel atermoiement, l'obligation de DPC (développement professionnel continu) devrait entrer en vigueur au 1er janvier... 2012. D'ici là, en principe en juin prochain, les différents décrets relatifs à la mise à feu de ce dispositif fusionnant FMC et EPP devraient être publiés.
C'est ce qu'a précisé la ministre de la santé Roselyne Bachelot en début de semaine aux syndicats médicaux et à certains organismes de formation continue. Elle en dira peut-être plus demain vendredi 30 avril lors d'une journée de la Fédération des spécialités médicales.

Le gouvernement maintient globalement sa position

Deux points clés ressortent des informations publiées ce jour par Le Quotidien du médecin:

  1. l'Organisme gestionnaire du DPC (OGDPC piloté paritairement par le ministère de la Santé et l'Assurance-maladie) sera bien la structure clé et décisionnaire du dispositif de DPC. Simple concession : la création d'une instance consultative au sein de l'OGDPC où seront présents des professionnels de santé (médecins, dentistes, pharmaciens...).
  2. l'abandon maintenu de la procédure d'agrément des organismes de DPC au profit d'un simple enregistrement, directive européenne "oblige".

Feuilleton à suivre... mais remous garantis !!

mardi 06 avril 2010

SEP et SLA : un 1er avril pour ne plus être à côté de la… plaque !

Réunie au château d'Apigné, près de Rennes, le jeudi 1er avril, autour de l'équipe des neurologues du CHU de Rennes, la quinzaine de participants a bénéficié d'une mise au point sur la sclérose en plaques (SEP) et la sclérose latérale amyotrophique (SLA).

Le Dr Véronique de Burghgraeve a d'abord effectué un examen neurologique complet sur l'un des participants. Elle a ensuite abordé les symptômes d'appel, les explorations, les formes évolutives, les traitements des poussée et de fond. La tendance actuelle est à les instaurer de manière précoce, même si immunomodulateurs et immunosuppresseurs ne sont pas la panacée...

Les participants ont pu échanger sur leur ressenti difficile et l'implication affective dans le suivi de patients souvent jeunes (et de leur famille) atteints de SEP. Ils ont évoqué la solitude du généraliste dans la gestion d'une évolution plus ou moins rapide vers le handicap et la mort. « Quand il n'y a plus rien à faire, mais que tout reste à faire »... Le Dr Philippe Gallien, rééducateur, a insisté sur l'intérêt d'adresser les patients avant le stade de handicap lourd pour préparer les étapes suivantes.

L'après-midi, les Drs Morgane Pihan et Dominique Ménard nous ont rappelé les symptômes évocateurs de la SLA. Attention à la dysphonie ! Question traitement, pas d'actualité révolutionnaire (Rilutek toujours...) et importance de la prise en charge globale (kiné, ergo, psycho, orthophoniste...).

Pensez au réseau constitué par l’Assocation Neuro Bretagne

Consulter la présentation détaillée de la formation

lundi 29 mars 2010

Précisions calendaires

La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a précisé deux dates :

  • la signature avant le 21 juillet 2010 des quelque 300 décrets applicatifs de la loi Hôpital, patients, santé et territoires. Rappelons que cette date coïncidera avec le 1er anniversaire de la loi HPST. La ministre a fait cette déclaration lors de l'inauguration de Pharmagora, samedi 27 mars.
  • Autre déclaration, lors du congrès de MG France cette fois : les élections aux futures Unions régionales des professionnels de santé (URPS) qui remplaceront les actuelles URML, se dérouleront le 29 septembre 2010 .

A noter sur votre agenda !

Suspense : est-ce que le "plombier polonais" va frapper à la porte du DPC ?

A quelles conditions un organisme pourra-t-il devenir opérateur de DPC en France ? Les trois Conseils nationaux de la FMC ont récemment tenu une conférence de presse à ce Paris et viennent de publier sur leur site le communiqué de presse suivant :

" Dans une lettre au CNFMC datée du 3 mars dernier leur demandant d’interrompre la procédure d’agrément des organismes de FMC, la DHOS en s’appuyant sur la Directive européenne 2006/123 dite « services », affirme implicitement que le DPC n’aurait aucun lien avec les préoccupations de santé publique.

Cela semble difficilement compréhensible et ouvre la brèche dans laquelle risque aussi d’être emportée la formation organisée par les médecins et par tous les autres professionnels de santé au profit d’une formation dorénavant décidée par l’Etat et les caisses d’assurance maladie.

Jusque-là, les CNFMC avaient pour mission d’agréer les organismes de formation qui en faisaient la demande, selon une grille de critères établie de longue date et validée par les experts en formation professionnelle.

La loi n’a pas repris cette notion d’agrément, lui préférant celle d’enregistrement, en référence à ladite directive. Le projet de décret sur le DPC s’entête à estimer que « l’évaluation de la Commission scientifique indépendante (CSI) ne fait pas obstacle à l’enregistrement par l’organisme gestionnaire » (article R. 4133-4).

C’est à notre sens, totalement nier les exigences de santé publique pour lesquelles la Directive européenne justifie les restrictions à la liberté de prestation de services.

Les responsables professionnels libéraux, hospitaliers et salariés des syndicats ou des associations de formation ou d’évaluation qui composent les CNFMC sont unanimes pour dénoncer la vision réductrice des décrets d’application de la loi HPST sur le DPC. Conscients des enjeux de santé publique, ils connaissent mieux que quiconque les besoins de formation des médecins, les méthodes et les moyens concourant à leur engagement dans une démarche de qualité et d’efficience.

Persuadés que le dispositif ne fonctionnera pas sans les médecins et leurs structures professionnelles, les responsables en appellent au Conseil d’Etat pour que dans les décrets d’application, un organisme enregistré ne puisse être reconnu comme opérateur de DPC que si et seulement si il bénéficie d’une évaluation positive de la CSI. Rappelons que la CSI est composée de représentants des conseils professionnels également souhaités par le législateur.

Une autre vision nous semble contestable, et ce d’autant plus qu’elle ouvre à nouveau le champ de la FMC à l’industrie pharmaceutique et pourquoi pas à certaines officines sectaires… Pourtant nos députés et sénateurs n’ont cessé de dénoncer ce risque en examinant la loi en séances parlementaires. "

Lire aussi sur BlogFMC le post de Denise Silber

vendredi 26 mars 2010

De la FMC obligatoire au DPC : L’IGAS planche sur la transition....

Tel est le titre d'une brève parue ce jour dans Le Quotidien du médecin qui précise :

"Comment se déroulera le passage de la formation médicale continue obligatoire au développement professionnel continu (DPC)  ? Le ministère de la Santé a confié une nouvelle mission à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) sur les modalités de transition entre les deux dispositions réglementaires. Christine d’Autume en aura la charge."

jeudi 25 mars 2010

DPC : la colère monte sur les estrades nationales !

Strapontins, hold-up étatique, libéralisation sans contrôle, agrément ou simple enregistrement des organismes, proposition d'une "commission d'interface" entre l'OGDPC, la CSI et le CNDPC avance l'un, "commission expertale paritaire" exige l'autre, pollution du débat par "des préoccupations de flux financiers pour l'organisation de la formation continue" insinue le troisième, alerte du Conseil d'Etat annonce un quatrième...
Voici un sImple aperçu des déclarations qui se multiplient dans la presse professionnelle sur fond de réécriture compulsive des quatre décrets censés fixer le fonctionnement concret du DPC !

Les débats actuels autour du futur dispositif de développement professionnel continu ne font pas dans la nuance sémantique et il n'est pas certain que le lecteur se retrouve dans cette prose jargonnante et dans la jungle des sigles, des instances et des néologismes !

Lire les articles récents des 25 et 24 mars parus dans la presse nationale

mardi 23 mars 2010

Feuilleton des décrets DPC : dites... 37 !

Lu dans Le Quotidien du Médecin du 23/03/2010

"Organismes de DPC. La suppression de la procédure d’agrément inquiète les médecins

Les discussions se poursuivent autour des décrets d’application de la loi Bachelot consacrés au développement professionnel continu (DPC). Le dispositif, amené à remplacer la formation médicale continue (FMC) et l’évaluation des pratiques professionnelles (EPP), fait couler beaucoup d’encre. Les services ministériels ont déjà rédigé pas moins de 37 versions du décret relatif au DPC. Dans ce contexte, il est difficile, même pour les acteurs du sérail, de suivre le dossier. L’architecture du futur système inquiète les médecins. Ces derniers auront un faible rôle dans le pilotage du DPC assuré par l’Organisme gestionnaire (OGDPC), paritaire entre l’État et l’Assurance-maladie. Un Conseil national (CNDPC), composé des professionnels libéraux, hospitaliers et salariés, verra bien le jour mais il n’aura qu’un rôle mineur. Il sera habilité à formuler des avis sur les orientations nationales de DPC proposées par une commission scientifique indépendante (CSI). Le futur schéma est d’autant plus illisible que les agences régionales de santé (ARS) pourront publier des appels d’offres de DPC au plan régional.

Les conseils nationaux de FMC sont de leur côté inquiets de la suppression des agréments des futurs organismes de DPC. Le gouvernement s’appuie en effet sur une directive européenne 2006/123, dite « Services », pour justifier l’abandon de la procédure d’agrément et la remplacer par un simple enregistrement. Les textes prévoient que la CSI évalue les organismes souhaitant faire du DPC. Quel que soit le résultat de cette évaluation, l’organisme serait enregistré auprès de l’OGDPC. D’aucuns redoutent que l’absence de cahier des charges aboutisse à l’arrivée dans le DPC d’acteurs qui n’en ont pas la compétence."
Christophe Gattuso

A suivre donc... !!

Les nouveaux anticoagulants : oui, mais...

On nous annonce la fin des AVK. Qu'en est-il vraiment ?

Mardi 16 avril, à Plérin, a eu lieu une toute nouvelle formation : Anticoagulants : AVK, inhibiteurs du facteur II, du facteur X, nouvelles .perspectives

L'expert, le Pr Grégoire Le Gal, a passé en revue les modalités d'utilisation des AVK : instauration, surveillance par l'INR, conduite à tenir devant un surdosage, interactions, gestes invasifs....

Les participants étaient particulièrement intéressés pour avoir son avis sur les nouveaux anticoagulants. Grâce à la lecture de l'article publié dans le NEJM "Dabigatran versus warfarine dans la fibrillation", les participants ont pu apprendre à critiquer les présentations des laboratoires.

Si le fondaparinux est maintenant d'usage courant notamment en hospitalier, ce n'est pas le cas du dabigatran et du xivaroxaban...Ces deux derniers présentent un intérêt nouveau (synthétique, per os, pas de contrôle biologique, dosage unique) mais aussi des inconvénients (pas d'antidote, risque chez l'insuffisant rénal et la personne âgée).

Conclusion : l'anticoagulant idéal n'est pas encore arrivé et les AVK restent d'actualité !

Consulter la présentation détaillée de cette formation

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