Le blog du CHEM

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mardi 24 août 2010

Un été sans DPC… on y est presque arrivé !

La bougie du premier anniversaire de la loi « Hôpital, patients, santé et territoire » (HPST) a été soufflée le 21 juillet dernier. À ce jour, sur les 300 décrets applicatifs prévus, plus de 160 textes ont été publiés au journal officiel notamment concernant les agences régionales de santé, la nouvelle gouvernance hospitalière ou l’éducation thérapeutique… mais toujours rien sur le DPC (développement professionnel continu), obligation qui concerne non seulement les médecins mais tous les professionnels de santé.

Rappelons que quatre décrets doivent voir le jour :

  • un décret fixant les principales et l’architecture générale du DPC (il est actuellement examiné en Conseil d’État)

et trois décrets simples sur :

  • la Commission scientifique indépendante appelée notamment à évaluer les organismes qui demanderont leur enregistrement et à proposer des orientations au ministre de la santé
  • le conseil national de DPC dont le rôle sera consultatif
  • l’Organisme de gestion du DPC (qui remplacera l’actuel OGC). Cet acteur central du dispositif intégrera finalement des représentants des syndicaux médicaux représentatifs.

Selon certains avis autorisés, les décrets paraîtront au plus tôt fin septembre. Le blog du CHEM ne manquera pas de vous tenir informés des évolutions de ce feuilleton…

vendredi 09 juillet 2010

AVIS DE RECHERCHE : Recrutement de médecins directeurs AJD été 2010

URGENT

Ci-dessous un message du Dr Michel Cahané, directeur général de l'Association d'aide aux jeunes diabétiques :

Chers collègues, chers amis,
Je reviens vers vous dans le but de recruter des médecins pour les centres de l'AJD été 2010. Je cherche :

  • Médecins directeurs avec « savoir faire » en diabétologie : salaire brut mensuel de 4787 euros. Autres suggestions possibles selon les diplômes :

- 1 médecin thésé inscrit au conseil de l'ordre des médecins pour diriger immédiatement le centre des Hellandes en seine maritime, jusqu'au 23 juillet 2010
- 1 médecin thésé inscrit au conseil de l'ordre des médecins pour diriger le centre de Pujols dans le Lot et Garonne du 21 juillet au 10 aout 2010 et 1 autre médecin pour la période du 10 aout au 30 août 2010 sur le même site.
- 1 médecin thésé inscrit au conseil de l'ordre des médecins pour diriger le centre d'Abries dans les Alpes de Haute Provence, du 10 août au 30 août.

  • Médecin adjoint avec ou sans savoir faire en diabétologie : salaire brut mensuel de 2150 euros. Autre suggestion possible selon les diplômes :

- 1 médecin thésé inscrit au conseil de l'ordre ou titulaire d'une licence de remplacement pour le centre de Sainte Bazeille dans le lot et Garonne pour la période du 21 juillet au 10 août 2010

Je sais qu'à cette époque les chances sont faibles. Mais un changement récent de date ou d'organisation de vos vacances ou de celles de collègues permettrait à l'AJD de « sauver » ses séjours. Les ARS sont intraitables sur les organigrammes. Merci d'utiliser vos carnets d'adresses pour aider au recrutement.

Si vous avez une piste merci de me contacter par mail ou sur mon portable 06 80 03 10 93, ou de contacter Christine Versailles au 01 44 16 89 81

Bien amicalement

Docteur Michel Cahané
Directeur Général
www.diabete-france.net

lundi 14 juin 2010

Conférence-débat le 25 juin à Brest : Aide médicale à la procréation. Jusqu’où aller ?

"Aide médicale à la procréation. Jusqu’où aller ?" Tel est le thème de la conférence-débat que proposent Patricia Adam, députée du Finistère et l'Espace éthique de Bretagne occidentale

le vendredi 25 juin 2010 de 18 h à 20 h, à Brest (Salle du musée - 22, rue Traverse)

Les deux intervenantes seront :

  • Geneviève Delaisi de Perseval, psychologue, psychanalyste, qui mène une réflexion sur les questions relatives à la parentalité.
  • Patricia Adam; membre de la mission parlementaire d’information sur la révision des lois bioéthiques.

Un véritable débat de société

Le débat parlementaire sur la révision des lois bioéthiques pourrait bouleverser la société française : assistance médicale à la procréation, gestation pour autrui, diagnostic avant la naissance, don de gamètes, recherche sur les cellules souches embryonnaires... Les débats y seront d’autant plus passionnés qu’au cœur de la discussion, il y a la parenté.

  • Comment répondre aux projets parentaux des familles contemporaines, notamment pour les couples qui ne peuvent pas avoir d’enfant par la procréation naturelle ?
  • Comment légiférer sur les «mères porteuses», l’assistance médicale à la procréation (AMP), l’homoparentalité, le statut du donneur, les embryons post-mortem, le double don de gamètes ?

Ces thématiques, touchant aux modalités de l’organisation familiale, conditionnent le devenir général de notre société et justifient pleinement d’être débattues sur la place publique.

mercredi 26 mai 2010

DPC : coup de théâtre ? de poker ? de bluff ?

Dans son édition d'aujourd'hui (26 mai 2010), le Quotidien du médecin fait état d'une note interne du ministère de la santé dont le journal a eu connaissance. Un nouveau scénario serait à l'étude, d'une part intégrant les syndicats médicaux à l'organisme gestionnaire censé piloté le dispositif, d'autre part modifiant du tout au tout les modalités de financement puisque verrait le jour des "chèques DPC" qui seraient remis aux médecins et autres professionnels de santé. Ce scénario à prendre au conditionnel (la période est riche en rumeurs et informations démenties) d'autant que si le budget dévolu au DPC est identique à celui géré dans le cadre actuel de la formation professionnelle conventionnelle (FPC), les chèques seront rapidement... en bois !! A suivre...

Pour en savoir plus

vendredi 21 mai 2010

Le DPC décrété durant l'été ?

En principe, oui, si on lit la presse professionnelle. Une chose semble à peu près sûre : les principes fondamentaux du dispositif du développement professionnel continu (DPC) semblent arrêtés. Trois évolutions majeures :l'abandon du système de crédits, la perte de contrôle des syndicats médicaux sur la répartition des financements alloués, l'accent mis sur l'analyse (évolution sémantique par rapport à l'évaluation ? avatar du politiquement correct ?) des pratiques.

Au fil des dizaines de versions des futurs décrets fixant le fonctionnement concret du DPC, le dispositif commence à sortir de l'ombre et le rôle des différents protagonistes nationaux et régionaux à bien se préciser.

En quoi le DPC est-il différent de la FMC ? Quel cahier des charges pour la médecine générale ? Pourra-t-on choisir son organisme de formation comme on l’entend ? Est-on libre de choisir son programme de DPC pour qu’il soit validant ? Y aura-t-il des actions indemnisées ? Les petites associations peuvent-elles participer au DPC ? Comment s’acquitter de son obligation de DPC ? Pourquoi les syndicats boudent le dispositif ? Quand débute l’obligation de DPC ?

A toutes ces questions, en l'état actuel des informations, l'hebdomadaire Le Généraliste dans son édition du vendredi 21 mai fait la synthèse des éléments de réponse disponibles. Exercice pédagogique bienvenu !

Pour en savoir plus...

jeudi 20 mai 2010

Conférence-débat à Brest : Recherche sur l'embryon et aide médicale à la procréation : qu'attendre de la révision de la loi de bioéthique ?

L’espace éthique de Bretagne occidentale organise une conférence-débat grand public
mardi 25 mai 2010, de 18 h à 20 h 30
au grand amphithéâtre n° 1- faculté de médecine et des sciences de la santé de Brest (Avenue Camille Desmoulins)

Intervenants :

  • Pr Ph. Merviel, professeur de gynécologie, obstétrique et médecine de la reproduction (CHU d'Amiens), membre du conseil d'orientation de l'Agence de la Biomédecine
  • Mme A. LOUIS-PECHA, maître de conférences en droit privé, Université de Bretagne Occidentale, Brest
  • Dr. V. AMICE, responsable de la biologie de la reproduction et de l’aide médicale à la procréation (CHU Brest)

La législation française encadrant les pratiques biomédicales, adoptée en 1994, puis revue en 2004, doit faire l’objet d’une nouvelle révision en 2010. Il est question d'en faire une loi fondatrice, dont seuls certains points seraient modifiés, à la demande des instances et en fonction de l'évolution scientifique et sociétale.

La loi de bioéthique de 2004 comportait quatre volets principaux : la greffe, l'embryologie humaine, incluant la recherche sur l'embryon, la génétique humaine, et en particulier les diagnostics prénatal ou préimplantatoire qu’elle permet de poser, et l’assistance médicale à la procréation.

Comme celle de 1994, elle imposait elle-même sa révision dans les cinq ans. Illustration d’une méthode législative qui tend à se généraliser dans ces domaines, le processus de révision a été précédé par de nombreux débats citoyens diligentés à l’initiative de l'Etat en 2009.

Les exposés et la discussion avec la salle essaieront d’éclairer les enjeux éthiques de certaines des questions soulevées, dans le domaine de la reproduction.

  • Comment encadrer la recherche sur l'embryon humain ?

Une protection légale de l'embryon, in utero, in vitro et sans projet parental, est évoquée (l'embryon humain n'a pas de statut juridique, il n'est ni chose ni être humain dans la législation).

  • Le fonctionnement de la recherche sur l'embryon doit-il rester sous un régime dérogatoire?
  • Quelles limites fixer à l'utilisation des données génétiques dans le cadre du diagnostic anténatal ?
  • Est-il envisageable d’étendre les indications du diagnostic pré-implantatoire ? Qu’induisent dans notre société les pratiques de dépistage anténatal qui tendent à se développer ? Peut-on parler de risque d’eugénisme déguisé ?
  • Les conditions de mise en œuvre de l’assistance médicale à la procréation doivent-elles être assouplies et peuvent-elles être améliorées ?
  • Comment le législateur doit-il appréhender les revendications de plus en plus pressantes d’un droit à l’enfant ? Est-il légitime de restreindre l’accès à l’AMP dans le souci de l’intérêt de l’enfant à naître et quelles doivent en être les conditions ? Comment améliorer la prévention de l’infertilité et l’efficacité de l’AMP ?

La conférence-débat essaiera de montrer comment la réflexion éthique de la société, qui inspire le législateur doit aussi, bien au-delà, imprégner les pratiques quotidiennes des professionnels.

mardi 04 mai 2010

La Ministre, la FSM et le DPC

Pour la mise en oeuvre du dispositif de développement professionnel continu, Roselyne Bachelot entend s'appuyer sur le Fédération des spécialités médicales (FSM) présidée par le Pr Olivier Goëau-Brissonnière. C'est ce que la ministre a souligné vendredi dernier, 30 avril, lors d'une journée de la FSM consacrée au DPC. Au passage la FMC se voit doter d'un budget d'1,5 million d'euros.

Pour en savoir plus

jeudi 29 avril 2010

Il n'y a pas à se DéPéCer avant le 1er janvier 2012 !

Sauf coup de théâtre ou nouvel atermoiement, l'obligation de DPC (développement professionnel continu) devrait entrer en vigueur au 1er janvier... 2012. D'ici là, en principe en juin prochain, les différents décrets relatifs à la mise à feu de ce dispositif fusionnant FMC et EPP devraient être publiés.
C'est ce qu'a précisé la ministre de la santé Roselyne Bachelot en début de semaine aux syndicats médicaux et à certains organismes de formation continue. Elle en dira peut-être plus demain vendredi 30 avril lors d'une journée de la Fédération des spécialités médicales.

Le gouvernement maintient globalement sa position

Deux points clés ressortent des informations publiées ce jour par Le Quotidien du médecin:

  1. l'Organisme gestionnaire du DPC (OGDPC piloté paritairement par le ministère de la Santé et l'Assurance-maladie) sera bien la structure clé et décisionnaire du dispositif de DPC. Simple concession : la création d'une instance consultative au sein de l'OGDPC où seront présents des professionnels de santé (médecins, dentistes, pharmaciens...).
  2. l'abandon maintenu de la procédure d'agrément des organismes de DPC au profit d'un simple enregistrement, directive européenne "oblige".

Feuilleton à suivre... mais remous garantis !!

lundi 29 mars 2010

Précisions calendaires

La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a précisé deux dates :

  • la signature avant le 21 juillet 2010 des quelque 300 décrets applicatifs de la loi Hôpital, patients, santé et territoires. Rappelons que cette date coïncidera avec le 1er anniversaire de la loi HPST. La ministre a fait cette déclaration lors de l'inauguration de Pharmagora, samedi 27 mars.
  • Autre déclaration, lors du congrès de MG France cette fois : les élections aux futures Unions régionales des professionnels de santé (URPS) qui remplaceront les actuelles URML, se dérouleront le 29 septembre 2010 .

A noter sur votre agenda !

Suspense : est-ce que le "plombier polonais" va frapper à la porte du DPC ?

A quelles conditions un organisme pourra-t-il devenir opérateur de DPC en France ? Les trois Conseils nationaux de la FMC ont récemment tenu une conférence de presse à ce Paris et viennent de publier sur leur site le communiqué de presse suivant :

" Dans une lettre au CNFMC datée du 3 mars dernier leur demandant d’interrompre la procédure d’agrément des organismes de FMC, la DHOS en s’appuyant sur la Directive européenne 2006/123 dite « services », affirme implicitement que le DPC n’aurait aucun lien avec les préoccupations de santé publique.

Cela semble difficilement compréhensible et ouvre la brèche dans laquelle risque aussi d’être emportée la formation organisée par les médecins et par tous les autres professionnels de santé au profit d’une formation dorénavant décidée par l’Etat et les caisses d’assurance maladie.

Jusque-là, les CNFMC avaient pour mission d’agréer les organismes de formation qui en faisaient la demande, selon une grille de critères établie de longue date et validée par les experts en formation professionnelle.

La loi n’a pas repris cette notion d’agrément, lui préférant celle d’enregistrement, en référence à ladite directive. Le projet de décret sur le DPC s’entête à estimer que « l’évaluation de la Commission scientifique indépendante (CSI) ne fait pas obstacle à l’enregistrement par l’organisme gestionnaire » (article R. 4133-4).

C’est à notre sens, totalement nier les exigences de santé publique pour lesquelles la Directive européenne justifie les restrictions à la liberté de prestation de services.

Les responsables professionnels libéraux, hospitaliers et salariés des syndicats ou des associations de formation ou d’évaluation qui composent les CNFMC sont unanimes pour dénoncer la vision réductrice des décrets d’application de la loi HPST sur le DPC. Conscients des enjeux de santé publique, ils connaissent mieux que quiconque les besoins de formation des médecins, les méthodes et les moyens concourant à leur engagement dans une démarche de qualité et d’efficience.

Persuadés que le dispositif ne fonctionnera pas sans les médecins et leurs structures professionnelles, les responsables en appellent au Conseil d’Etat pour que dans les décrets d’application, un organisme enregistré ne puisse être reconnu comme opérateur de DPC que si et seulement si il bénéficie d’une évaluation positive de la CSI. Rappelons que la CSI est composée de représentants des conseils professionnels également souhaités par le législateur.

Une autre vision nous semble contestable, et ce d’autant plus qu’elle ouvre à nouveau le champ de la FMC à l’industrie pharmaceutique et pourquoi pas à certaines officines sectaires… Pourtant nos députés et sénateurs n’ont cessé de dénoncer ce risque en examinant la loi en séances parlementaires. "

Lire aussi sur BlogFMC le post de Denise Silber

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