Le blog du CHEM

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Les formations du CHEM

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mardi 01 juin 2010

Une formation" border"… mer

A l'hôtel Les Mouettes, à Larmor-Plage, Michel Walter, psychiatre au CHU de Brest, nous a guidés le 27 mai dernier, à travers les subtilités des différentes personnalités.

Et moi, et moi, et moi...

Du normal au pathologique, où mettre le curseur? Comment s'orienter devant un patient qui nous paraît un peu décalé mais pas psychotique?
Quel est le lien entre personnalité pathologique et névrose ou psychose?
Michel Walter a également abordé les techniques d'entretien et les questions exploratoires pour affiner le diagnostic d’un trouble de la personnalité.

Une journée passionnante dans un cadre magnifique, la tête dans les mots et les pieds dans l'eau !

Consulter le programme de la formation

mardi 25 mai 2010

Jeudi 20 mai à Quimper : et c’est là qu’on sait tout sur… SLA et SEP !

Les 2 Marc ont encore frappé !
Le duo de neurologues, Marc Coustans et Marc Mérienne, respectivement neurologues aux centres hospitaliers de Quimper et de Saint-Malo, ont tenté de démystifier la sclérose en plaques (SEP) et la sclérose latérale amyotrophique (SLA).

La matinée a été consacrée à la sémiologie neurologique (central ?, périphérique ?, les grands syndromes selon les niveaux atteints) et à la clinique grâce au désormais légendaire « examen neurologique en 3 minutes ».

L'après-midi a été l'occasion de faire le point sur la SEP et la SLA: épidémiologie, étiologies, signes d'appel, traitements, rééducation et accompagnement.

Le tout illustré par des vidéos marquantes comme cet ancien marin souffrant d'une SLA qui parle des fasciculations de sa langue: « on dirait la mer en furie »...

Messages forts à retenir :

  • Après une 1re poussée, parler de manifestation inflammatoire du SNC et non de SEP car 20 % à 30 % n'ont pas de SEP.
  • Dans la SEP, les traitements les plus efficaces sont potentiellement les plus toxiques.
  • La SLA est un déficit moteur pur avec amyotrophie et ROT vifs.

Programme de la formation

mardi 06 avril 2010

SEP et SLA : un 1er avril pour ne plus être à côté de la… plaque !

Réunie au château d'Apigné, près de Rennes, le jeudi 1er avril, autour de l'équipe des neurologues du CHU de Rennes, la quinzaine de participants a bénéficié d'une mise au point sur la sclérose en plaques (SEP) et la sclérose latérale amyotrophique (SLA).

Le Dr Véronique de Burghgraeve a d'abord effectué un examen neurologique complet sur l'un des participants. Elle a ensuite abordé les symptômes d'appel, les explorations, les formes évolutives, les traitements des poussée et de fond. La tendance actuelle est à les instaurer de manière précoce, même si immunomodulateurs et immunosuppresseurs ne sont pas la panacée...

Les participants ont pu échanger sur leur ressenti difficile et l'implication affective dans le suivi de patients souvent jeunes (et de leur famille) atteints de SEP. Ils ont évoqué la solitude du généraliste dans la gestion d'une évolution plus ou moins rapide vers le handicap et la mort. « Quand il n'y a plus rien à faire, mais que tout reste à faire »... Le Dr Philippe Gallien, rééducateur, a insisté sur l'intérêt d'adresser les patients avant le stade de handicap lourd pour préparer les étapes suivantes.

L'après-midi, les Drs Morgane Pihan et Dominique Ménard nous ont rappelé les symptômes évocateurs de la SLA. Attention à la dysphonie ! Question traitement, pas d'actualité révolutionnaire (Rilutek toujours...) et importance de la prise en charge globale (kiné, ergo, psycho, orthophoniste...).

Pensez au réseau constitué par l’Assocation Neuro Bretagne

Consulter la présentation détaillée de la formation

mardi 23 mars 2010

Les nouveaux anticoagulants : oui, mais...

On nous annonce la fin des AVK. Qu'en est-il vraiment ?

Mardi 16 avril, à Plérin, a eu lieu une toute nouvelle formation : Anticoagulants : AVK, inhibiteurs du facteur II, du facteur X, nouvelles .perspectives

L'expert, le Pr Grégoire Le Gal, a passé en revue les modalités d'utilisation des AVK : instauration, surveillance par l'INR, conduite à tenir devant un surdosage, interactions, gestes invasifs....

Les participants étaient particulièrement intéressés pour avoir son avis sur les nouveaux anticoagulants. Grâce à la lecture de l'article publié dans le NEJM "Dabigatran versus warfarine dans la fibrillation", les participants ont pu apprendre à critiquer les présentations des laboratoires.

Si le fondaparinux est maintenant d'usage courant notamment en hospitalier, ce n'est pas le cas du dabigatran et du xivaroxaban...Ces deux derniers présentent un intérêt nouveau (synthétique, per os, pas de contrôle biologique, dosage unique) mais aussi des inconvénients (pas d'antidote, risque chez l'insuffisant rénal et la personne âgée).

Conclusion : l'anticoagulant idéal n'est pas encore arrivé et les AVK restent d'actualité !

Consulter la présentation détaillée de cette formation

vendredi 05 mars 2010

Un bouquet de 10 formations avant les vacances de printemps !

Nous attirons votre attention sur une sélection de dix formations indemnisées, organisées en Bretagne entre la mi-mars et Pâques, et pour lesquelles des places sont disponibles. Tous ces séminaires, proposés dans le cadre conventionnel, vous donne droit à une indemnisation de 15 C (ou CS) par jour.
Toutes ces sessions sont ouvertes aux médecins généralistes; dans plusieurs cas, elles s'adressent également à des spécialistes. Il vous suffit de consulter la cible mentionnée à chaque fois.
Pour accéder à la fiche de présentation détaillée de chaque formation, merci de cliquer sur l'intitulé de la session.

Au programme, des sessions en cardiologie, gynécologie, neurologie, endocrinologie, pédosychiatrie…

1- Anticoagulants : AVK, inhibiteurs de la thrombine IIa (Dabigatran) et Xa (Rivaroxaban), AAP, nouvelles perspectives

Mardi 16 mars, Plérin-sur-Mer (22) - Cible : médecins généralistes - Expert : Pr Grégoire Le Gal
L’arrivée des inhibiteurs de la thrombine IIa (Dabigatran) et Xa (Rivaroxaban) va-t-elle modifier les stratégies de prise en charge préventive et curative en chirurgie abdominale, orthopédique, dans la TVP, la FA… ? Attention, nouveautés !

2- La souffrance psychique du bébé et du jeune enfant : troubles du sommeil, risque autistique, troubles psychomoteurs, psychopathologie et dépression

Vendredi 26 et samedi 27 mars, Quimper (29) - Cibles : médecins généralistes et pédiatres - Expert : Dr Frédérique Le Houézec La souffrance psychique n’est pas réservée aux adultes. Les bébés aussi peuvent souffrir ! Comment ne pas passer à côté ?

3- Insulinothérapie : quelle insuline ? l'instaurer selon quel schéma ? comment l'adapter ?

Mercredi 31 mars, Rennes (35) - Cible : médecins généralistes - Experts : Dr Christelle Derrien et Dr Anne-Marie Le Guerrier
Nous sommes souvent perdus dans la valse des insulines : une bonne raison pour faire le point sur ce traitement redouté !

4- SEP et SLA : diagnostic, gravité, annonce, traitement de fond et symptomatique, rééducation, accompagnement

Jeudi 1er avril, Le Rheu (35) - Cible : médecins généralistes - Experts : Dr Véronique Deburghraeve, Dr Emmanuelle Le Page, Dr Dominique Ménard
Le diagnostic tombe comme un couperet… L’évolution de ces deux maladies est imprévisible et implique une prise en charge multidisciplinaire. Où en est-on en 2010 ?

5- Plaies et ulcères : quel pansement pour quelle plaie ?

Jeudi 1er et vendredi 2 avril, Saint-Malo (35) – Cibles : médecins généralistes, dermatologues
- Experts : Mme Andrée-Alice Allain, Dr Antoine Lucas
Le traitement des plaies chroniques (ulcères, escarres) évolue vite et comment ne pas être noyé dans l’abondance de marques et d’informations des laboratoires ?

6- Le diabète de type 2 : diagnostic et suivi de l'équilibre glycémique, facteurs de risque, actualités thérapeutiques, pied diabétique

Jeudi 1er et vendredi 2 avril, Ploemeur (56) Cibles : toutes spécialités - Experts : Dr Diana Le Penher et Dr Caroline Perlemoine
L’évolution des objectifs, des traitements, de la surveillance est constante et nécessite d’ajuster sans cesse nos connaissances. La pluridisciplinarité s’impose.

7 - La femme enceinte : prévention des facteurs de risque et suivi de la grossesse

Jeudi 1er et vendredi 2 avril, Quimper (29) - Cibles : Médecins généralistes, gynécologues, obstétriciensExpert : Dr Jean-Yves Redon
Le réseau de périnatalité est aujourd’hui le chef d’orchestre du suivi de la grossesse. Le contenu des huit consultations prénatales est précisément défini par la Haute Autorité de santé.

8- La femme enceinte : prévention des facteurs de risque et suivi de la grossesse

Jeudi 8 et vendredi 9 avril, Rennes (35) - Cibles : Médecins généralistes, gynécologues, obstétriciens - Expert : Dr Pierre-Yves Moquet
Le réseau de périnatalité est aujourd’hui le chef d’orchestre du suivi de la grossesse. Le contenu des huit consultations prénatales est précisément défini par la Haute Autorité de santé.

9- Insuffisance cardiaque chronique : diagnostic et dysfonctionnement systolique ou diastolique, stade évolutif, prise en charge et contrôle des facteurs de risque

Mardi 6 avril, Vannes (56) - Cible : médecins généralistes - Expert : Dr Serge Baleynaud
Que faire face à un patient insuffisant cardiaque ? Quel bilan, quel suivi ? Peut-on encore sauver une partie de sa fonction cardiaque ? Quand le cœur est au bout du rouleau…

10- Rectocolite hémorragique et maladie de Crohn : diagnostic et prise en charge

Jeudi 8 avril, Rennes (35)- Cibles : médecins généralistes, gastro-entérologues - Expert : Pr Laurent Siproudhis
La distinction de ces deux maladies inflammatoires intestinales chroniques peut être délicate. Une formation pour y voir plus clair…

Ne tardez pas à vous inscrire !

mardi 09 février 2010

Un vent d’air frais dans les urgences respiratoires

Compte rendu rédigé par Steven Guyader, responsable de formation au CHEM

« Un médecin de premier recours se déplace souvent avec une caisse de matériel et de médicaments… tous périmés ! » Comment "faire le ménage" dans sa trousse de secours ? De quoi a-t-on vraiment besoin ?

Le vendredi 5 février, à la faculté de médecine de Brest, s’est déroulée la formation sur les urgences respiratoires dans le cadre du diplôme universitaire « Prise en charge des urgences à domicile par les médecins généralistes ». Critères d’hospitalisation, thérapeutique « simple » de l’urgence et constitution de la trousse d’urgence ont été au programme de cette journée. Un programme judicieux : les participants, tous confrontés à ce type d’urgence, ont d'emblée avoué leur sentiment d'impuissance lors de leurs interventions en attendant le SAMU, en l’absence de matériel adapté.

Le Pr Erwan L’Her, dans un souci de mise en situation adaptée à la médecine ambulatoire, a repris les principales urgences respiratoires : OAP, asthme aigu grave, pneumopathie hypoxémiante, pathologie pleurale, noyade, exacerbation de BPCO. Il a, pour chacune, souligné les possibilités thérapeutiques à notre disposition.

Messages principaux :

  • La mise en œuvre d’une oxygénothérapie urgente en ambulatoire est capitale, facilement réalisable et rentable pour le médecin généraliste, sur des critères cliniques simples !
  • Utilisation des nitrés en sub-lingual et de la morphine dans l’OAP
  • Utilisation capitale de la chambre d’inhalation qui fait aussi bien que la nébulisation dans les pathologies bronchiques !
  • Mesure de la fréquence respiratoire et du Peak-Flow, essentiels au diagnostic et à l’orientation du patient !

Nous pouvons donc, en médecine ambulatoire, transformer le pronostic des urgences respiratoires en raisonnant sur des critères simples, systématisés, avec du matériel basique. Bonne nouvelle !

Urgences pédiatriques à domicile ou au cabinet : pas le droit à l’erreur !

Compte rendu rédigé par Mariam Kamara et Maryline Mazé, internes en médecine générale à Brest et Steven Guyader, responsable de formation au CHEM

Les urgences pédiatriques font partie des urgences les plus fréquentes et les plus stressantes : paradoxalement, ce sont celles auxquelles, en tant que médecins généralistes, nous sommes le moins préparés.

Pour y remédier,une formation a eu lieu le jeudi 4 février, à la faculté de médecine de Brest, dans le cadre du diplôme universitaire « Prise en charge des urgences à domicile par les médecins généralistes ». Cela a permis de confronter des pratiques différentes, en allant de Brest à Bréhat en passant par Vannes ou Molène... Pour autant, tout le monde s’est rejoint sur l'intérêt de cette journée qui nous a permis de redécouvrir ou d'actualiser des notions pratiques et de répondre de façon synthétique aux questions fourmillant dans l’esprit de chacun.

Principaux messages marquants :

  • Le plus souvent chez l'enfant, la douleur abdominale n'a pas pour origine… l’abdomen !
  • La pneumopathie est le piège diagnostique le plus fréquent.

Deux des experts, les Drs Nadine Jay et Lydie Abaléa Le Dreff, nous ont souligné que devant une dyspnée chez l'enfant, il faut penser à palper le foie et les pouls fémoraux : les poussées d'insuffisance cardiaque existent bel et bien chez les enfants !

  • Pas de prescription systématique de paracétamol après une vaccination, car cela diminue la réaction immunitaire.
  • Grâce au Pr Loïc de Parscau, nous avons retenu qu'il fallait toujours éliminer l'infection ostéo-articulaire devant une fièvre.
  • La séquence sur l'accouchement à domicile, avec le Dr Morgan Jaffrelot, a donné l'occasion de rappeler la disposition correcte d’une couverture de survie, sur la mère et l’enfant.
  • L'envie de pousser chez une patiente en travail prévaut sur tout, quels que soient les critères du score de Malinas (qui prévoit l'imminence de l'accouchement) : c’est une urgence en soi !

Au-delà des urgences, nous avons fait un tour d'horizon des pathologies pédiatriques les plus fréquentes (otite, bronchiolite, constipation ou infection urinaire…) et fait le point sur les antibiotiques de l’enfant. Une journée d'une grande utilité mais hélas trop courte !

mercredi 16 décembre 2009

« Et si c’était la coiffe ? »

Brève rédigée part Steven Guyader

Cette question a traversé la formation, consacrée à l'épaule douloureuse non traumatique, qui s'est déroulée à Pontivy, le 12 décembre dernier.

La plainte « épaule douloureuse », motif prépondérant dans les consultations de médecine générale, mène bien souvent à un diagnostic passe-partout de péri-arthrite scapulo-humérale, entité vague considérée comme non satisfaisante par les médecins présents. Le but de cette formation dirigée par le Dr Philippe Collin (voir photo ci-dessous), chirurgien orthopédiste au centre hospitalier privé de Saint-Grégoire (près de Rennes) était précisément de revenir à l’étape fondamentale du diagnostic : un examen clinique simple, rigoureux et reproductible de l’épaule pour dégager les différentes prises en charge.

Après un rappel de l’anatomie de l’épaule, centrée sur la coiffe des rotateurs, un atelier pratique d’examen de l’épaule a été très apprécié des participants. Puis ont été étudiées successivement : les tendinopathies simples, calcifiantes et non calcifiantes, les tendinopathies rompues, la capsulite rétractile, l’omarthrose, l’imagerie et la chirurgie de l’épaule.

La formation a été l’occasion de tordre le cou à des idées préconçues :

  • Ne jamais immobiliser une épaule douloureuse (en-dehors des fractures);
  • 2 incidences suffisent dans les radiographies de l’épaule : face et profil (de Lamy) sauf à la recherche de calcifications et l’IRM d’épaule est peu utile (préférer les arthro-scanners ou IRM)
  • Les calcifications, elles vivent, elles naissent et elles meurent ! Elles ne constituent pas une maladie professionnelle.
  • L’acromioplastie n’est pas l’« appendicectomie de l’épaule », jamais par dépit !

Epaule_P_Collin.jpg

Consulter le programme détaillé de la formation

lundi 14 décembre 2009

Ostéo, grio et frax à Quimper

Brève rédigée par Corry Droguet

« On a l’impression de savoir prendre en charge l’ostéoporose, mais en fait pas du tout, c’est bien plus complexe qu’il n’y paraît ! ».

On dénombre chaque année en France environ 60 000 fractures vertébrales, 50 000 fractures du col du fémur et 35 000 fractures du poignet, autant de conséquences de l'ostéoporose.

Les Prs Pascal Guggenbuhl et Gérard Chalès, rhumatologues au CHU Rennes, ont remis au clair les idées de chacun des médecins présents à la formation "Prise en charge préventive, diagnostique et thérapeutique de l’ostéoporose" le 10 décembre dernier, à Quimper. Et les questions, toutes pointues, ont trouvé réponse grâce à ces deux spécialistes de l’ostéoporose. De l’indication de l’ostéodensitométrie, aux facteurs de risque d’ostéoporose, en passant par les traitements (qui et quand traiter ?), chaque étape de la prise en charge de cette maladie a été décortiquée par nos spécialistes.

Ils nous ont présenté deux outils pratiques à utiliser au cabinet médical :

  1. un test pour calculer les apports calciques des patients accessible sur le site du GRIO (groupe de recherche et d’informations sur les ostéoporoses) ;
  2. l’outil OMS FRAX qui permet de calculer la probabilité de fracture ostéoporotique à 10 ans et aide à la décision thérapeutique.

Nos deux rhumatologues ont structuré la formation autour de plusieurs cas cliniques et à la fin de la journée, leurs interventions ont été saluées de manière unanime par les participants.
photo_osteoporose.jpg

Au 1er plan: le Dr Benoît Suply, co-animateur de cette session avec le Dr Estelle Michelet

Consulter le programme détaillé de cette formation

mardi 24 novembre 2009

Vertiges : pour ne pas avoir la tête qui tourne autour... du sujet

Compte rendu préparé par Julien Wattez, interne en médecine générale à Brest

« Docteur, j'ai la tête qui tourne. » Typiquement, le motif de consultation redouté...

En deux jours à Quimper, les 13 et 14 novembre, Rémi Marianowski et Olivier Sparfel, ORL respectivement au CHU de Brest et au CHIC de Quimper, ont permis aux participants d'avoir un schéma clair à dérouler devant un vertige. Grâce à un interrogatoire et un examen clinique précis et systématiques, ils ont donné les clés pour s'en sortir devant un vertige aigu ou chronique. Ils ont réexpliqué les subtilités du diapason, du Rinne et Weber et des lunettes de Frentzel et nous ont montré la manœuvre libératoire en cas de VBPP.
Philippe Mériot, radiologue au CHU Brest, a présenté un topo concis sur l'imagerie dans le cadre des vertiges permettant de comprendre quel examen demander selon le tableau clinique.
Jean-Christian Collobert, kiné spécialisé à Quimper, nous a présenté son travail et les différents appareils pour réaliser la rééducation vestibulaire grâce à des vidéos. La plupart des médecins découvraient totalement les modalités de prescription et les techniques utilisées.

Cinq messages forts à retenir :

  1. - Devant un vertige, faire un examen clinique complet et précis notamment de toutes les paires crâniennes.
  2. - Les lunettes de Frentzel sont indispensables pour mettre en évidence un nystagmus.
  3. - Devant un nystagmus, le côté pathologique est celui de la secousse lente.
  4. - Un vertige de plus de 15min - 30min n'est pas un VPPB.
  5. - Un grand vertige associé à une hypoacousie est un Ménière jusqu'à preuve du contraire.

Marianowski et Mériot

R. Marianowski (debout) et Ph. Mériot (assis à droite)

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